Nos mères nous ont transmis bien plus que la vie.
Par leurs silences, leurs gestes, leurs absences aussi, un héritage s’est tissé en nous, souvent invisible, mais profondément agissant.
Et il y a bien des choses que je ne savais pas que je ne savais pas !
Je ne savais pas que je pouvais connaître mon corps autrement que par la gêne, la honte ou le silence. Je ne savais pas que je pouvais faire confiance à mon corps et y trouver un enracinement et une sécurité intérieure.
L'appel de partager sur une Mère Absente a pris une forme tout à fait inattendue ! Je vous raconte cette histoire qui m'a ouvert une porte que je ne pouvais imaginer et qui s'ouvre par la beauté.
La Mère Absente n'est pas seulement votre histoire : c'est un héritage collectif transmis par des générations de femmes déconnectées d'elle-même. Comprendre la dimension systémique est un pas pour sortir de la culpabilité.
Pendant longtemps, j'ai cherché les mots pour nommer cette réalité contradictoire : la présence physique de ma mère et, pourtant, la sensation profonde de ne pas être vue. Dans cet article, je partage ce que j'appelle "une Mère Absente" : une absence intérieure qui dépasse l'histoire individuelle pour toucher à la transmission et au collectif. Un texte pour poser des mots sur un ressenti invisible, reconnaître cette réalité et ouvrir la porte à une prise de conscience nécessaire.
Je nous invite, toutes et tous, à imaginer ensemble !
Après des siècles à cacher notre sexe de femmes, à le voir être mutilé, ignoré, possédé, manipulé, désacralisé et habité de honte, de peur, de colère, de dégoût... imaginons qu’il est respecté, soigné et ampli de douceur et de joie.
Nous sommes de nouveau en lien avec notre matrice, en lien avec notre souveraineté. ...
Tu vis aussi, peut-être, parfois, des réveils en pleine nuit ?! Cela m’arrive, et en particulier depuis que je vis ici à Chaumont, en nature… comme si la nuit m’appelle pour m’offrir ce qu’elle seule peut m’offrir ! Et c'est cela que je viens partager.
Il y a quelques mois j'ai lu un livre qui parle patriarcat, hommes, masculinité, féminin : La volonté de changer de bell hooks. Gratitude à cette auteure pour apporter ce regard ouvert et global sur une culture dont nous sommes imbibé-es.
J'ai longtemps été mal à l'aise avec le mot patriarcat. A la fois parce que je ne rejoignais pas certaines choses que j'entendais, voyaient ou lisaient et aussi parce que regarder la réalité de l'impact qu'il a me faisait flipper....
L'utérus… il m'a fallu du temps pour être l'aise avec ce mot, le nommer avec détente et célébration dans un groupe, l'honorer et l'habiter ! Il y avait comme une gène, un malaise qui entourait ce mot et cet espace de mon corps… des couches d'histoire et de blessures de nos corps féminins !...
Il y a des murmures qui réchauffent mon âme et la vivifient. L'eau en fait partie, surtout lorsqu'elle prend la forme d'une mer. Ici, dans ma jolie Combe du Jura, pas de mer à l'horizon ! Il arrive que sa mélodie me manque, le son de ses vagues, leur va et vient quasi régulier, ce mouvement de vie si puissant ! La magie m'apporte son murmure par la forêt... parfois lorsque le vent s'y faufile, j'entends la mer. Je peux fermer les yeux et me laisser bercer, je sens ses mouvements, sa vie,...
J'ai passé une semaine près d'un torrent de montagne, un bonheur exquis et une rencontre quotidienne vivifiante :-). Le torrent était gorgé d'eau, les orages de l'été avaient été bénéfiques ! J'entendais son chant à distance et j'ai pris plaisir à remonter son cours et le voir dévaler la montagne sans se soucier des obstacles ! Cascades, vasques, petites piscines, bains, "jacuzzis"... j'avais l'embarras du choix pour gouter sa fraîcheur et me laisser le rencontrer ! J'ai pris...