De l'impuissance au partage : quand la peinture est devenue ma voix.
En 2023, j'ai senti l'appel de partager ! Je ne savais pas comment, je ne me voyais pas écrire un livre et l'appel était là. Il se faisait sentir fort. Je n'avais aucune idée de la forme et c'est ma peinture qui a fini par me souffler la réponse. Voilà l'histoire de l'inattendu !
Voilà deux années que j’écris dans un carnet. Je réponds à un cri intérieur de partager, partager, partager... Je n’ai aucune idée de la forme que peut prendre ce partage et j’ai alors décidé de prendre un carnet et d’écrire ce qui veut se partager.
Régulièrement ce partage se rappelait à moi... et je me sentais toujours aussi impuissante face à la forme que cela devait prendre !
Dans mon carnet, j’écrivais autour de mon expérience d’une mère absente (intérieurement, mais physiquement présente). J’écrivais les conséquences de cette absence
en moi et dans ma vie, ce que j’observe chez les autres femmes, amies ou clientes, qui ont eu une mère absente et aussi l’impact sur les enfants, ainsi que mon regard sur le patriarcat et son
impact sur les femmes et les mères. Je ne me voyais pas vraiment écrire un livre ou des articles... mais PARTAGER est le mot qui était fort là en moi.
En avril dernier, lors d’un coaching avec Gaïa Orion sur mon art, elle a émis l’idée que ça serait peut-être avec mon art ! Et ça m’a paru tellement farfelu et inimaginable ! Je ne voyais pas comment cela serait possible !
Et puis, le mois de juin m’a apporté un tout autre regard et lien à mon art. Tout à coup, une porte s’est ouverte : l’inattendu !
- Inattendu, car c’est mon art qui me permet de partager.
- Inattendu, car c’est sous un angle de beauté que je vais le partager.
Tout s’est éclairé : mes peintures sont la voie/voix de partage, une voie nouvelle, inattendue et très belle.
Mes peintures offrent à voir ce qui n’a pu être transmis et incarné lorsqu’une mère est absente. Elles accompagnent à restaurer la beauté d’être femme. Leur médecine est puissante et n’a pas besoin de mots. Bien des impacts de l’absence d’une mère n’ont pas de mots, sont indicibles, et laissent leur empreinte dans notre corps. Et ceux qui touchent à la petite enfance, ont été vécus avant que nous ayons le langage, c’est alors notre corps qui en porte les mémoires. La peinture parle directement à notre expérience, elle vient révéler cette mémoire "silencieuse" ; elle vient révéler cette mémoire silencieuse en montrant la beauté de ce qui n’a pas été transmis
Je tenais là le fil conducteur de mon travail et de mon exposition (Révelle · Bern · 2024). Je n’imaginais pas que ce dont je témoignais (ou tentais de témoigner) dans mes écrits puisse prendre une si belle forme !
Et, c’est la peinture de La Grande Mère qui m’a soufflé tout cela :-)
Aujourd'hui, je continue à suivre l’appel : peindre, écrire, partager avec vous cette beauté que l’on peut restaurer et le chemin qui y amène.
Et vous, vous avez déjà vécu un moment où la forme de votre expression vous a pris par surprise ? Je serais ravie de lire vos ressentis en commentaire ou par email.
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Ce thème d'une Mère Absente et mes peintures sont le cœur de mon travail. Si vous souhaitez explorer ce chemin de réconciliation pour incarner votre présence, je vous invite à découvrir mes accompagnements et mes peintures
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